La Voie lactée

Points de vue sur les femmes, la vie, les étoiles

22 novembre 2008

Le Tonton est parti

Et voilà!
Je l'ai connu en 1977, l'oncle de mon mari. Nous venions d'arriver en Allemagne et nous leur avons rendu visite. Eux venaient de rentrer du Vénézuela où il avait travaillé de longues années.
Nous étions sortis faire un tour en ville, et ses filles ont voulu acheter des bottes, il les leur a achetées, et à moi aussi une paire par la même occasion. Je ne m'y attendais pas du tout, j'étais vraiment gênée, mais il a tellement insisté que j'ai accepté.
Puis, nous nous sommes revus plus ou moins régulièrement.
Il était adorable, faisait toujours des plaisanteries, des jeux de mots.
Il a voyagé dans le monde entier, il a travaillé partout, en Chine, en Russie, en Syrie, en Egypte, au Nigéria, qu'est-ce que j'en sais...
Ces dernières années, il ne bougeait plus de la maison, il était malade, mais on avait encore discuté quelques fois au téléphone.
Quand on se voyait, je lui faisais toujours deux grosses bises bien sonores sur chaque joue, et chaque fois, il me faisait un compliment... "Ca fait plaisir d'entre embrassé par une jeune et jolie femme"... j'ai bien dit que c'était un compliment, hein...

Le voilà le jour où on a fêté son 70ème anniversaire, toute la famille était réunie, là, sur cette photo, il est en principe entouré de toute sa famille. Moi aussi j'y étais.
Je l'avais photographié avec ses enfants et petits-enfants, puis avec les femmes de la famille, puis avec seulement les hommes de la famille... on avait tellement ri!

Ami_G_nter1

Bon, ben, voilà... il est parti, maintenant, je suis triste, mais en même temps, je souris en pensant à lui, aux bons moments que nous avions passés avec lui, et je continuerai à lui faire en pensée de grosses bises bien sonores...


Posté par Nedjma à 12:42 - Partis, mais quand même présents - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


16 novembre 2008

Ils ne sont pas tous aplatis

Hier, je parlais de Kahlida Messaoudi... heuuuu pardon... Khalida Toumi aplatie à plat ventre, Hakim Laâlam écrit dans sa chronique aujourd'hui qu'il y a encore des personnes courageuses dans le monde de la politique algérienne... Ca met du baume sur le coeur....
__________________________________________________________________________________________________________

Pousse avec eux!

MOUDJAHIDINE !
Par Hakim Laâlam 

Après le mandat à vie, bientôt un nouvel amendement à la Constitution déjà amendée mercredi dernier. Il introduira un article portant sur l’obligation du…

…Baisemain !

21. Ecrivez-le comme vous voulez. Parvenez à ce chiffre comme il vous chante. Vingt plus un. Vingtdeux moins un. Dix plus onze. Qu’importe ! L’essentiel étant d’arriver à ce nombre : 21. Jusque-là, ce chiffre de 21 ne vous disait peut-être rien de particulier, ne vous faisait pas «percuter» pour reprendre une expression à la mode en ce moment. Désormais, ce 21 va vous parler, doit vous parler. A l’heure où dire NON à un ami qui vous propose de prendre un café peut vous mener devant le peloton d’exécution pour tentative de coup d’Etat, à l’heure où dire NON à un rab de purée à midi peut vous placer sous les foudres foudroyantes de la famille révolutionnaire, à l’heure où dire NON à une sortie entre amis peut vous faire traduire en justice pour atteinte à un symbole sacré, à cette heure où le fait de bouger sa tête autrement que de bas en haut et de haut en bas peut vous la faire couper, à cette heure où le recours au mouvement horizontal de vos vertèbres cervicales peut vous faire lapider sur la place publique, à cette heure-là, 21 députés, 21 m’zelfin, 21 m’zvingyin, 21 pris de la tête, 21 moudjahidine de la cause démocratique ont osé dire NON ! Même si ces 21 ont vu leurs bras propres masqués par une forêt de bras voraces, de «bras à dents», de «bras à canines», de «bras Dracula», il reste ces 21. La preuve par 21 qu’une femme, qu’un homme peuvent se lever dans la masse hideuse des rampants et dire NON ! Non, je veux rester debout. Je ne ramperais pas. Je ne me coucherais pas. Je ne cirerais pas les pompes et le reste. Je ne louerais pas ma dignité en viagère. Je n’abdiquerais pas devant la dictature annoncée. En soi, c’est une réponse formidablement cinglante à ceux qui vous rétorquent, entre deux OUI expédiés, «mais si ce n’est pas lui, qui alors ?» Y a ! Y a qui, monsieur. Kayen Enn’ssa ou kayen Err’djel ! Basta de cette «pénurie» de dirigeants dans laquelle on veut nous enfermer. NON ! Mille fois non ! Ce pays a ses enfants. Ce pays n’a pas enfanté que des couleuvres qui se terrent peureusement sous les pupitres de la honte. Ce pays a ses lions. Ils étaient 21 mercredi dernier à pousser leur cri, à rugir. Quoi que puissent en dire les couleuvres, ces lions-là, F’houla ! Je fume du thé et je rester éveillé, le cauchemar continue.

Le Soir d'Algérie

Posté par Nedjma à 10:32 - Ce qui me touche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 novembre 2008

Est-elle encore debout?

Non, pour moi, elle est à plat ventre... elle rampe devant les hommes du pouvoir... elle a été elle-même pourrie par le pouvoir... vous vous doutez de qui je parle?
Si vous avez compris de qui il s'agit, c'est OK, sinon, je vous donne la solution... je parle de Khalida Toumi... la ministre de je ne sais pas quoi, celle qui est le porte-parole des idées réactionnaires de Boutef et des autres hommes du gouvernement algérien...

Il fut un temps où elle était debout, fière, où beaucoup de femmes algériennes s'identifiaient à elles, où j'étais fière de pouvoir conseiller son livre à mes amies ou de parler d'elle quand je faisais des conférences sur les femmes algériennes et l'islam. Elle a donné des interviews à plusieurs revues allemandes, quand elle venait en Allemagne, elle était recue partout... quand je pense que j'étais malheureuse comme tout de ne pas avoir pu assister à une rencontre avec elle à Cologne... maintenant, je suis contente de ne pas l'avoir vue et d'avoir économisé l'argent du voyage... parce que pour moi, elle n'est plus debout... non, elle est aplatie...

Vous savez quoi? Si je m'écoutais, j'aurais déjà mis son livre à la poubelle depuis quelque temps déjà, mais pour je ne jette jamais de livres, je les respecte trop... comme je ne respecte plus la personne qui a écrit celui-là, j'ai décidé de lui renvoyer son livre parce que tout ce qu'elle a dit à l'époque, elle l'a renié depuis qu'elle fait partie de l'équipe de Bouteflika... Elle et son livre n'ont plus leur place parmi les écrivains qu'elle censure ces derniers temps...

Posté par Nedjma à 13:04 - Femmes, femmes, femmes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1