La Voie lactée

Points de vue sur les femmes, la vie, les étoiles

09 septembre 2009

Que dire... que faire?

Ne jamais dire jamais !
Par Hakim Laâlam 
Sarkozy au Brésil. Le président français invente un nouveau concept. Après la visite éclair, la visite…

… Rafales !

Al Hamdoulillah ! La journaliste soudanaise Loubna Ahmed Al Hussein ne subira pas le supplice du fouet. A la place, la justice soudanaise, dans sa grande et islamiste mansuétude, a «adouci» sa peine en la commuant en emprisonnement. Je rappelle le crime immonde, atroce, innommable, ignominieux commis par cette consœur : elle a osé porter un pantalon en public. Depuis l’incarcération de cette dangereuse délinquante à plume, je regarde plus intensément mes concitoyennes dans la rue. Surtout celles qui portent le pantalon. Combien de temps encore ? Et qu’on ne vienne surtout pas me dire que ça n’arrivera jamais chez nous, que ce genre de vilenie ne peut se dérouler dans un pays comme le nôtre. Je rappelle à ceux qui l’auraient oublié et à ceux, plus jeunes, qui l’ignoreraient que les femmes kaboulis portaient la mini-jupe avant l’arrivée dudit «modéré» Massoud et des beaucoup moins modérés talibans. Donc combien de temps encore avant les brigades antipantalons dans les rues d’Algérie ? Pour l’heure, et avant qu’elles ne se voient délivrer d’ordre de mission spécifique à la traque des femmes en pantalon, ces brigades des mœurs chassent déjà, en plein air, en plein jour, sans se cacher et sans vergogne les non-jeûneurs. De plus en plus de témoignages me parviennent par mails. Des messages, véritables SOS dans lesquels des couples surpris marchant ensemble dans les allées d’un jardin ou tout simplement discutant sont sévèrement interrogés par des «agents de l’ordre», souvent sermonnés en public, parfois embarqués, toujours traumatisés. Même chose pour les personnes prises «en flagrant délit» de boustifaille, avec là, un encadrement encore plus musclé que pour les couples. Alors oui ! Libre aux doux rêveurs, à ceux qui ont pris l’habitude depuis 1988 de ne se réveiller qu’au cours du dernier quart d’heure de penser que l’interdiction du port du pantalon faite aux femmes soudanaises ne peut pas transhumer jusqu’à chez nous. Le croire, c’est négliger un fait essentiel, fondamental chez les islamistes : il n’y a pas de chez nous qui tienne. Il n’y a que la terre d’Islam à couvrir du même voile. De Khartoum à Kaboul. Et de Peshawar à Alger. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com

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15 novembre 2008

Est-elle encore debout?

Non, pour moi, elle est à plat ventre... elle rampe devant les hommes du pouvoir... elle a été elle-même pourrie par le pouvoir... vous vous doutez de qui je parle?
Si vous avez compris de qui il s'agit, c'est OK, sinon, je vous donne la solution... je parle de Khalida Toumi... la ministre de je ne sais pas quoi, celle qui est le porte-parole des idées réactionnaires de Boutef et des autres hommes du gouvernement algérien...

Il fut un temps où elle était debout, fière, où beaucoup de femmes algériennes s'identifiaient à elles, où j'étais fière de pouvoir conseiller son livre à mes amies ou de parler d'elle quand je faisais des conférences sur les femmes algériennes et l'islam. Elle a donné des interviews à plusieurs revues allemandes, quand elle venait en Allemagne, elle était recue partout... quand je pense que j'étais malheureuse comme tout de ne pas avoir pu assister à une rencontre avec elle à Cologne... maintenant, je suis contente de ne pas l'avoir vue et d'avoir économisé l'argent du voyage... parce que pour moi, elle n'est plus debout... non, elle est aplatie...

Vous savez quoi? Si je m'écoutais, j'aurais déjà mis son livre à la poubelle depuis quelque temps déjà, mais pour je ne jette jamais de livres, je les respecte trop... comme je ne respecte plus la personne qui a écrit celui-là, j'ai décidé de lui renvoyer son livre parce que tout ce qu'elle a dit à l'époque, elle l'a renié depuis qu'elle fait partie de l'équipe de Bouteflika... Elle et son livre n'ont plus leur place parmi les écrivains qu'elle censure ces derniers temps...

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29 octobre 2007

Artemisia Gentileschi

Gentileschi_Autoportrait

Vous allez me trouver extrémiste et brutale, mais tant pis... je n'y peux rien, je suis comme ca...
Je ne susi pas très douée sur le plan artistique, je ne m'y connais pas en art, mais quand je vois un tableau... c'est très simple... il me plaît ou il ne me plaît pas...
Et ce tableau - Judith et Holopherne -  img_1  me fascine depuis que j'ai vu l'original il y a presque 15 ans... Il y avait à Darmstadt, pas loin de Francfort, une exposition qui s'appelait FEMMES FORTES DANS L'ART... oh la la j'ai été subjuguée en le voyant... et pourtant, je n'aime pas les scènes de violence, et je n'aime pas du tout la violence... mais ce tableau... c'est vraiment extraordinaire... J'ai ressenti en le regardant une sensatio0n de désespoir, de rage, de colère... je ne pense pas qu'une femme puisse tuer comme ca... elle le fait quand elle a une raison... et une raison grave...
Avant de le voir, je ne connaissais pas l'histoire d'Artemisia, cette femme qui est née et a vécu dans la première moitié du 17ème siècle... mais bon, il y a eu des interprétations... on sait qu'elle a été violée quand elle était toute jeune par son professeur... elle a eu le courage de porter plainte, le sale type a été condamné, mais elle a vécu des momentsw atroces pendant le procès ... et si c'est la raison pour laquelle elle a peint ce tableau d'une extrême violence, je suis entièrement d'accord avec elle

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25 octobre 2007

KRISANA KRAISINTU

Je suis abonnée à EMMA, une revue féministe assez controversée en Allemagne, mais là au moins, je peux avoir des informations sur des femmes extraordinaires mais dont la presse normale ne parle jamais.
J'ai donc lu l'article en allemand, et j'ai été tellement impressionnée que j'ai voulu vous parler de cette merveilleuse femme, malheureusement, j'ai trouvé peu d'informations sur elle... quelques mots sur des forums féminins, mais sans plus... Elle est pourtant connue depuis longtemps, son travail aussi est connu, la preuve cet article du Figaro Magazine de 2002.
Je vous le mets...
Là, elle disait que son travail en Thailande était "fini", qu'elle allait s'occuper de l'Afrique...

Krisana_Kraisintu

(...) Dans son modeste bureau, le Pr Krisana Kraisintu, chef de recherche à la GPO (Gouvernemental Pharmaceutic Organisation), nous accueille avec beaucoup de gentillesse malgré les téléphones qui sonnent et les fax et les mails venus du monde entier qui s’empilent sur son bureau.

(...) "J’ai été terriblement choquée par la situation des femmes Thaïes touchées par la maladie et qui mettaient au monde des enfants eux-mêmes porteurs du virus. J’ai voulu m’impliquer à fond dans la lutte contre le sida. J’ai décidé de mettre au point des médicaments génériques accessibles à tous et surtout aux plus déminis. Des médicaments qui soient très aisés à consommer, contrairement à ceux existant à l’époque. J’ai voulu réaliser tout cela sans porter atteinte à aucun brevet étranger. Ma chance, c’est que les molécules qui m’intéressaient, produites par des laboratoires américains, n’étaient pas protégés en Thaïlande. La GPO produit aujourd’hui plusieurs centaines de milliers de pilules antisida chaque mois.

(...) J’ai tout simplement réussi à synthétiser les trois molécules administrées jusqu’ici séparemment. Ce cocktail, nommé GPO-VIR, remplace à lui seul les divers médicaments disponibles jusque-là et qui donnaient lieu à six prises quotidiennes, voire plus. Ce produit ne coûte même pas un dollar par jour, tandis que les trithérapies classiques coûtent cinquante ou cent fois plus cher. Par ailleurs, ce médicament existe en deux dosages distincts, GPO-VIR 30 et GPO-VIR 40, tenant compte du poids des malades. Ce qui en facilite les prises, la tolérance et l’efficacité, surtout quand il s’agit d’enfants. Les services de santé, publics ou privés, de mon pays traitent actuellement avec ce médicament, dans le cadre d’un programme d’accès aux soins antisida, plus de 20 000 adultes et plus de 2 000 enfants.

(...) Le seul regret que j’ai, c’est de n’avoir pas pu le produire durant des années, alors qu’il était déjà au point en 2000. J’ai, hélas ! subi certaines pressions. Et des milliers de personnes, que l’on aurait pu sauver, sont mortes."

Quelles pressions ? Le Pr Krisana ne souhaite pas en parler davantage. Tout juste consent-elle à évoquer "des appels téléphoniques anonymes" lui ordonnant d’arrêter ce "business" (sic).

(...) "Le Pr Krisana a effectivement reçu des menaces, confie David Wilson, le responsable de MSF Belgique (...) Son projet contrariait évidemment de très gros intérêts. Ce n’est un secret pour personne que les Etats-Unis ont décidé d’appliquer des sanctions commerciales contre la Thaïlande, notamment en limitant leurs importations de bois et de pierres précieuses. Cela afin de contraindre le gouvernement thaï à désavouer Krisana."

(...) Mon travail est fini en Thaïlande, murmure le Pr Krisana, les yeux humides. Maintenant, je vais m’occuper de l’Afrique. Là, se trouvent 25 millions de sidéens, plus de la moitié de ceux que compte la planète tout entière. La productin du GPO-VIR ne nécessite pas de très haute technologies. Les pays fournisseurs de matières premières, en tête desquels l’Inde et la Corée, m’ont promis qu’ils allaient encore baisser leurs prix pour que le GPO-VIR soit le moins cher possible en Afrique. Je peux vous annoncer aujourd’hui que le Maroc, le Ghana et le Zimbabwe, parmi les premiers, pourraient entrer rapidement dans une phase de production.

Par Jean-François MONGIBEAUX
© Le Figaro Magazine

Dans l'article que je viens de lire, elle est en train de réussir sa gageure. En Tanzanie, par exemple, où les firmes pharmaceutiques n'ont pas le monopole de la vente de médicaments contre le SIDA, il y a des usines de productions de son médicament. Il est possible de soigner maintenant jusqu'à 100.000 patient(e)s grâce à la production annuelle de 1,8 millions de boîtes de 60 comprimés...
Il faut préciser que ce médicament ne guérit pas, ce n'est pas un médicament miracle, mais il atténue et ralentit les effets du SIDA.
Et les firmes pharmaceutiques n'ont plus le monopole... c'est ca qui est réjouissant.

26 octobre 2002
[ ] Ces extraits sont tirés du Figaro Magazine, France, 26 octobre 2002.

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07 octobre 2007

Solidarité féminine... et le jugement du Roi Salomon

Merci de vos messages, mes amies... Non... non... je ne suis pas découragée, ni dépitée... je ne fais que constater... et disons que ça me rend triste et ça me révolte pour les femmes... c'est pour ça que nous ne sommes pas prises au sérieux, quoi que nous fassions... les hommes sont toujours solidaires, même quand ils ne s'aiment pas, même quand ils ne s'entendent pas ... mais quand c'est pour une bonne cause, il serrent les coudes... que ce soit dans le monde du travail, ou dans la politique, ou dans le bénévolat... ou n'importe où...

Les femmes, c'est différent... elles se laissent emporter par l'envie, la jalousie, le dépit... et j'en passe... je pensais avant que c'était inhérent aux femmes disoooooooons.... pas intellectuelles... sous-dév... quoi!!!! Mon oeil!!!!! Je me trompais totalement... Elles sont beaucoup plus solidaires que les soi-disant intellectuelles, parce qu'elles ont - malgré la jalousie ou l'envie ou le dépit - un certain sens de l'éthique... parce qu'elles n'ont rien à gagner, peut-être...

Mais vous voulez savoir maintenant pourquoi je vous parle de solidarité féminine, et où je veux en venir...
Ca fait des années que j'observe le comportement des femmes autour de moi... et surtout de femmes qui sont "mes amies", mais dès qu'il s'agit de leurs intérêt, il n'est plus question d'amitié ou de sympathie ou d'un minimum de correction...

Si vous voulez, je vous donnerai les autres exemples - que je préfère laisser de côté maintenant - pour ne pas faire croire que je me prends pour quelqu'un d'important.
Je vous donne seulement l'exemple du MANAR... très terre à terre, même si un Manar se trouve dans l'eau habituellement... mais bon...


Voilà... je vous ai raconté dans mon "rêve" qu'après avoir eu l'accord du maire de ma ville pour ouvrir ma librairie au rez-de- chaussée de la bibliothèque, j'ai tout de suite informé la bibliothécaire (avant qu'elle apprenne ça par le maire)... eölle a trouvé que c'était une bonne idée, qu'on pourrait travailler ensemble, organiser des soirées lecture, des expos, etc... Sa collègue, pareil...
Puis, j'ai commencé à arranger, à mettre les étagères, à décorer, et voilà que les deux dames ont commencé à changer de comportement: plus d'amabilité, plus question de travailler ensemble, des regards méchants, surtout la 2ème...
J'ai discuté il y a quelque temps avec la chef... je la connais depuis des années, mes fils et les siens étaient dans les mêmes classes, je suis abonnée à la bibliothéque depuis 17 ans... on a toujours bien discuté ensemble, elle connaît mes goûts littéraires, bref... Donc: 1ère discussion... je prends le taureau par les cornes, et je lui dis: "Madame, je crois que vous n'êtes pas très heureuse de ma présence ici"... et elle me répond: "Oui, vous save, quand on a régné pendant des années seules, c'est difficile de partager"... j'ai essayé de lui expliquer que je n'avais pas l'intention de m'éterniser, etc... alors, elle a ajouté: "Vous savez, moi, ce n'est rien, je peux m'accommoder, mais c'est ma collègue qui vous en veut le plus"... et vous savez pourquoi elle m'en veut?

PARCE QUE JE LUI AI VOLÉ SON IDÉE DE COIN-LECTURE!!!!!

Non mais vous vous rendez compte? Je n'étais pas du tout au courant de son idée... ça fait des années qu'elle me trotte dans la tête... c'était mon rêve... et j'ai tout fait pour le réaliser...
Elle m'en veulent parce que j'ai fait ce qu'elles n'ont pas pu faire: parce que la mairie ne leur accorde pas les moyens pour acheter les meubles et les lampes... et elles ne sont pas prêtes à investir un minimum... genre: aller chercher des vieux meubles chez l'équivalent de votre EMMAÜS ou prendre des vieux meubles chez leurs amis... non, il leur faut du neuf et du cher... et la mairie refuse...
Alors, maintenant, elles ont décidé de me saboter... d'abord, elles se sont plaintes plusieurs fois de moi au responsable de la bibliothèque à la mairie, puis comme il n'a pas réagi, elles sont passées à l'artillerie lourde... elles accrochent plein de papiers et d'affiches aux vitrines et veulent m'interdire de mettre mon enseigne... elles m'accusent de leur prendre leurs "clients" et de faire des gains à leurs dépens... elles me reprochent le fait que des "clients auraient dit qu'ils ne viendraient plus à la bibliothèque tant que mon MANAR et moi serions là"... et encore et encore... Elles attendent chaque fois que je ne sois pas là pour accrocher leurs trucs...
Je ne vous dis pas l'atmosphère qui règne... Mais là, j'ai décidé d'agir... après la désagréable discussion que j'ai eue vendredi matin avec la chef-bibliothécaire qui m'a carrément aggressée, j'ai téléphoné au maire pour lui demander un rendez-vous. Il faut que je mette les choses au point avant que ça devienne invivable... je dois le voir mardi à 9 heures...
J'ai honte ... vous ne pouvez pas savoir comme j'ai honte ... 3 femmes ... incapables de s'entendre... mais il y va de l'avenir de mon MANAR... je ne vais pas lui demander de juger comme le Roi Salomon...

Considéré comme « Sage parmi les hommes », il se rendit populaire par ses jugements pleins de sagesse.

Le Livre des Rois raconte ainsi le différend qui opposa deux prostituées ayant chacune mis au monde un enfant, mais dont l'un était mort étouffé. Elles se disputèrent alors l'enfant survivant. Pour régler le litige, Salomon réclama une épée et ordonna : « Partagez l'enfant vivant en deux et donnez la moitié à l'une et la moitié à l'autre ». L'une des femmes accepta, l'autre déclara qu'elle préfèrait renoncer à l'enfant plutôt que de le voir sacrifié. En elle, Salomon reconnut la vraie mère, et il lui fit remettre le nourrisson. Alors « tout Israël apprit le jugement qu'avait rendu le roi, et ils révérèrent le roi car ils virent qu'il y avait en lui une sagesse divine pour rendre la justice ».

Dans ce litige, Salomon doit user d'un subterfuge pour discerner la vérité dans le discours des deux mères. Il sait qu'en faisant appel au sentiment maternel originel, la mère réelle préfèrera abandonner son enfant, pourvu qu'il vive. La femme qui ment préfèrera que le nourrisson soit mis à mort pour que l'autre mère se retrouve à égalité avec elle, sans enfant. Seule la vraie mère fait preuve d'un amour désintéressé et de pitié.

Ce célèbre épisode de la vie du Roi Salomon a donné lieu à l'expression « jugement de Salomon » qui signifie que face à l'impossibilité d'établir la vérité dans un litige, la décision prise partage équitablement les torts entre deux parties.

Vous comprenez maintenant pourquoi je parle de solidarité impossible entre les femmes? Parce qu'il faut encore que ce soit un homme qui tranche... alors que ce serait tellement facile de s'entendre...
Et donc, vous comprenez pourquoi nous les femmes ne serons jamais prises au sérieux...
Tant pis pour nous!

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02 octobre 2007

Solidarité féminine, parlons-en!!!!

Je suis une idéaliste... oui, que vous le croyiez ou pas... Je crois en la bonté des êtres humains, je crois en la solidarité féminine, je crois que l'amitié existe, la fidélité, la loyauté... mais combien de fois j'ai dû - malgré moi - me rendre à l'évidence: la plupart du temps, ce ne sont que des illusions... je travaille souvent avec des femmes, et en ce qui concerne la loyauté et la solidaté, mon oeil!!!! Dès qu'il y a des intérêts en jeun, même si ce sont des intérêts débiles, elles oublient tout... elles seraient capables de vendre leurs parents... alors, ne parlons pas de leurs collègues ou amies... vous trouvez que j'exagère? Vous dites que je suis pessimiste? Alors vous ne connaissez pas les femmes avec qui je suis en contact... avec qui je travaille... avec qui je fais du bénévolat depuis plus de 15 ans... Ah mon Dieu!!!!!
Je pourrais vous donner 1001 exemples... vous en voulez quelques uns?
Bon, maintenant, je dois m'arrêter, mais jeudi, je reviendrai vous raconter... demain, ce n'est pas possible, c'est férié chez nous... la fête de la réunification... vous savez que l'Allemagne était divisée depuis 1961 en République Fédérale d'Allemagne ou RFA  (capitaliste - OTAN - USA) et la République Démocratique Allemande ou RDA (Socialisme-Communisme - Union Soviétique)... et depuis 1989, il n'y a plus qu'un seul pays...
Mais je ne veux pas vous faire un cours d'histoire... je reviendrai pour mon histoire de solidarité féminine... vous ne serez pas décues...

Vous avez vu que je n'ai pas de cédille sur le portable, mais vous pouvez quand même lire, n'est-ce pas?

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09 juin 2007

Héba Qotb, pionnière de la sexologie en Egypte

Je connaissais Nawal El Saadaoui, mais je n'avais encore jamais rien lu sur ou de Héba Qotb.
C'est une amie qui a mis cet article sur le forum Femmes en action, et je me suis permis de le recopier ici, parce que je le trouve très intéressant.

Héba Qotb est l'une des pionnières de la sexologie en Egypte, à qui incombe le rôle de briser le tabou des relations intimes. Rebelle et réservée, elle concilie habilement les antagonismes.

H_ba_Qotb


La thérapeute du logis

« Je n'aime pas les eaux stagnantes et je suis fascinée par les flots. Puisque nous sommes arrivés sur terre, il ne faut pas rester les bras croisés et attendre qu'un changement tombe du ciel ». Héba Qotb résume ainsi sa manière de voir les choses. La jeune lycéenne qui refusait autrefois que les garçons fassent la loi dans la cour de son école, est devenue l'une des premières sexologues féminins en Egypte.

Détentrice à 37 ans d'un magistère et de deux doctorats, son style vestimentaire classique et assez élégant reflète le sérieux de son caractère. Ses yeux pétillent chaque fois que l'on évoque son travail, lequel constitue pour elle l'objectif d'une vie. Car c'est l'une des rares femmes ayant pris la responsabilité de briser le tabou sexuel qui prévaut en Egypte. Elle collabore d'ailleurs avec d'autres afin de divulguer une culture sexuelle et corriger certaines notions faussées. « Il est temps d'aborder cette question longuement gardée sous silence. Elle constituait une zone d'ombre que nul n'osait approcher, bien qu'elle soit vitale », dit Héba Qotb. Son téléphone portable ne cesse de sonner, les demandes de consultations affluent. Par courrier électronique, elle reçoit chaque jour des centaines d'appels au secours.

Ses articles dans les magazines hebdomadaires Al-Ahram Al-Arabi et Koll Al-Nass sont très attendus. Elle entre également en contact direct avec les jeunes à travers le premier magazine électronique du genre, Boss we toll (Jette un coup d'oil), afin de fournir une pure information scientifique. Ce, sans oublier les tournées effectuées dans nombre de pays arabes, lui attribuant une renommée régionale.

En préparant une thèse de doctorat en médecine légale, Héba Qotb a dû examiner de près les affaires de viols et s'est alors rendu compte du vide énorme qui caractérise les études sur la sexualité. Pour avoir plus de détails sur la vie intime des Egyptiens, cette jeune femme voilée a eu recours à des références islamiques et médicales très diversifiées. Des lectures sur la charia (loi islamique) ont été inévitables pour mieux connaître les droits des deux sexes dans la relation intime.

Surprise ! Elle découvre que ses connaissances sur la vie sexuelle sont très modestes. Beaucoup d'informations lui manquaient. La tradition joue en effet le beau rôle dans la déformation des connaissances en la matière. « Certaines coutumes nocives, notamment l'excision, provoquent la frigidité des femmes. Pourtant, le droit de la femme à la jouissance sexuelle est garanti par la charia alors que la tradition ne fait d'elle qu'un objet de satisfaction pour son partenaire. Par exemple, les gouttes de sang, signe du dépucelage pour les Orientaux, n'est pas la seule preuve de l'honneur de la fille.

Parfois, avec un hymen élastique, la jeune mariée est injustement condamnée par son entourage », précise la sexologue, soulignant les méfaits des préjugés sur la vie du couple. « Les parents insistent parfois à intervenir dans les moindres détails de la nuit de noces. De quoi engendrer une ambiance électrique et rendre le premier rapport difficile ». Et d'ajouter : « Je me suis posé la question : comment puis-je être médecin alors que j'ignore beaucoup de choses là-dessus ? ».

La quête commence alors. Il fallait trouver une université acceptant qu'elle suive ses études dans ce domaine par correspondance, car en tant que mère de trois filles et enseignante à la faculté de médecine de l'Université du Caire, elle ne pouvait se rendre à l'étranger. Seules sept universités octroyaient ce degré. Et Héba Qotb choisit l'Université de Floride, où elle travaille actuellement en tant que consultante en thérapie sexuelle et éducation. Elle est en outre membre de l'Académie américaine, Clinical Sexologists.

Aujourd'hui, la clinique de Héba Qotb fait office d'une sorte de Mecque. Nombreux sont ceux qui viennent demander son aide, en toute discrétion. Ils viennent remédier à un problème déjà existant ou améliorer leurs performances pour éviter les infidélités conjugales. « J'organise quatre stages pour enseigner l'harmonie sexuelle. Le premier à l'attention des personnes qui s'apprêtent à se marier, visant à leur donner une idée générale sur le sexe. Le deuxième s'adresse aux adolescents afin de leur donner les bonnes informations. Le troisième concerne les femmes mariées depuis longtemps et qui souffrent de monotonie dans la relation intime. Et enfin, un quatrième stage vise à former des spécialistes chargés de répondre aux interrogations des gens via des numéros gratuits ».

Mais devenir sexologue dans une société égyptienne très conservatrice n'est pas chose facile. Les gens n'ont pas l'habitude de recourir à ce genre de service connu en Occident depuis plus de 50 ans. Plusieurs hésitent à consulter un spécialiste et s'ils le font, ils réclament de le faire sous le sceau du secret. Sur ce, le Dr Héba Qotb reçoit ses patients, sur rendez-vous ; ils appartiennent majoritairement à un certain rang social, d'où une antichambre quasiment vide la plupart du temps.

Elle est en fait parfaitement consciente de l'ampleur des problèmes sexuels à même de séparer les couples, en silence. Et montre du doigt une tradition stérile et une culture « malade ». « C'est la charia, que beaucoup d'Egyptiens respectent énormément, qui est mon arme de défense. Elle s'avère plus puissante que la tradition lorsqu'il s'agit de convaincre et de lutter contre certaines mauvaises habitudes ».

A travers ses lectures de la charia, elle a découvert que le Coran et les hadiths ont abordé les moindres détails de la relation intime du couple. Les propos du prophète étaient très explicites à cet égard. « Je me suis sentie très fière de ma religion, familière de la sexologie depuis plus de 14 siècles alors que l'Occident ne l'a connue qu'il y a 50 ans ». Elle se tait un moment pour réfléchir. Plusieurs détails lui viennent à l'esprit. « Je me souviens du jour où je suis allée aux Etats-Unis pour passer un examen préliminaire à la thèse ; chaque candidat devait parler pendant 10 minutes sur un sujet de son choix relatif à la relation sexuelle. C'était une table ronde.

Dès que j'ai évoqué le sexe en islam, le comité a été très attentif et m'a accordé un temps supplémentaire pour m'exprimer. Le lendemain, tous les candidats devaient passer un autre examen, moi seule en étais dispensée ». D'abord prise de panique, elle apprend ensuite que le comité estime qu'elle a un niveau supérieur aux autres candidats et qu'elle pouvait passer directement à la thèse. « J'ai tout de suite voulu commencer la thèse sur le sujet qui me tenait à cour : la relation sexuelle dans l'islam ».

Le voile qui couvre ses cheveux est en effet loin de voiler sa force tranquille. Cette force qui la marquait depuis sa jeunesse et qui transparaît à travers sa douceur et son sens de l'humour, exacerbé par une éducation très ouverte. Car la petite Héba avait toujours son mot à dire. Elève du Lycée français, elle se comportait souvent en leader parmi ses camarades. Et lorsqu'une bataille se déclenchait dans sa classe mixte, les fillettes demandaient son aide. « Je pratiquais le karaté et lorsque l'une de mes collègues appelait au secours car un garçon l'agaçait, je ne tardais pas à battre ce dernier, lui infligeant une bonne leçon. Je voulais prouver que la fille pouvait être l'égale du garçon, même quand il s'agit de muscles ».

Fille du peintre Gamal Qotb, elle a vécu dans une maison qui n'était qu'un large atelier où l'on organisait régulièrement un salon culturel. Ainsi, dès l'âge de 7 ans, elle a fréquenté la majorité des intellectuels de l'époque tels Youssef Al-Sébaï, Ihsane Abdel-Qoddous, Youssef Idriss et Naguib Mahfouz. Son père illustrait les couvertures de toutes leurs ouvres. « Même si parfois je ne comprenais pas ce qu'ils disaient vu mon jeune âge, j'insistais à assister à leurs rencontres pour apprendre. Plus tard, je commentais chacune de leurs réunions, dans des discussions interminables avec mon père ». Duranla Foire du livre, la maison Qotb se transformait en un grand salon accueillant les intellectuels de tout le monde arabe, notamment ceux en provenance du Liban tels Mounir Baalbaki, auteur du dictionnaire Al-Mawrid, et Jabbour Abdel-Nour, auteur d'Al-Manhal.

Héba a appris ainsi à être une femme rebelle. Outre cette ouverture d'esprit, elle a hérité des doigts de son père. Des doigts longs, agiles et effilés qui la destinaient à faire carrière de chirurgienne et à jouer au piano. « J'aime jouer au piano, lire, nager et surtout accomplir mes tâches de mère. Car ma propre mère, également artiste, avait préféré se consacrer à sa vie de famille ».

Son agenda surchargé, ses voyages à l'étranger et son travail universitaire lui laissent quand même le temps de rêver. Son mari, également médecin, rêve avec elle. Le corps humain représente pour tous les deux une matière d'étude scientifique, aucunement objet d'embarras. Pour ce, son époux ne lui a posé aucun problème, ne se dressant guère contre ses aspirations. « Mon ambition n'a pas de limites. Je veux laisser une trace, changer, inculquer aux gens une culture sexuelle comme il faut, dans l'ultime but de rendre la vie des couples plus gaie. Car j'ai l'impression que la joie conjugale s'évapore.

Je veux apprendre aux gens que la jouissance est accessible s'il y a une satisfaction psychique et un désir de combler son partenaire ». L'homme doit comprendre que vu la nature cyclique et émotionnelle de la femme, elle peut parfois ne pas avoir envie de passer à l'acte. La spécialiste ne peut s'empêcher de donner la prescription suivante : le bonheur à deux.

Dina Darwich
Hebdo Al-Ahram

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Femmes et politique

Elle a été l’attraction des photographes et des cameramen
La députée de Sétif, reine de l’hémicycle

Farida_Nama

Farida Nama, qui vient d’être brillamment élue sur une liste indépendante dans la wilaya de Sétif, à la grande surprise de ceux qui lui donnaient peu de chance, a été l’une des stars de la cérémonie d’installation de l’Assemblée jeudi. Son look et son élégance ne sont pas étrangers à l’intérêt des médias pour cette jeune avocate qui doit son élection à sa popularité du côté de Aïn Fouara.

Liberté

Juste cet entrefilet dans le journal algérien Liberté. Ce n'est pas beaucoup, mais c'est une information intéressante et importante.
Sétif... Sétif n'est pas une ville pour les femmes, je l'ai toujours connue comme une ville de machos, et si cette jeune femme a réussi, c'est qu'il se passe quelque chose là-bas. Il y a de l'espoir... de l'espoir pour les femmes , mais aussi pour les hommes qui ont voté pour elle...
Attendons de voir...
Je lui souhaite bonne chance. La prochaine fois que j'irai à Sétif, j'essaierai de la rencontrer.

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29 avril 2007

Femmes dans la rue

J'ai vu beaucoup de femmes pendant mon court séjour, et j'ai été vraiment subjuguée... elles sont comme les femmes occidentales après la 2ème Guerre Mondiale... Elles se battent pour leurs droits et les hommes ne sont certainement pas ravis ravis, mais ils sont obligés de s'y faire, d'accepter... car elles sont en train de changer la société. Ca ne se fera certes pas du jour au lendemain, non, mais elles sont sur la bonne voie.
Dans certains cas, elles sont plus émancipées que les Occidentales... je ne parle pas des acquis, ni de la manière de vivre, ni de la tenue vestimentaire... non, les Occidentales sont beaucoup plus loin... seulement, je constate que beaucoup de femmes ici en Europe rétrogradent... du moins les jeunes, parce qu'elles n'ont plus besoin de faire des efforts... bien sûr, elles ont tout et surtout la loi, de leur côté, elles ont beaucoup de droits... leurs grands-mères et arrières-grands-mères se sont battues pour elles... mais elles ne savent pas à quel point c'est fragile...
Les femmes que j'ai rencontrées pendant les quelques jours que j'ai passés en Algérie sont des femmes de l'intérieur du pays... donc, elles ont beaucoup moins de possibilités que les femmes des grandes villes... mais elles sont admirables... elles ont investi les rues... grâce au hidjab... eh oui!!!! Je suis obligée de le reconnaître... Je les ai observées dans la rue, j'ai bien vu leur démarche: elles sont libres dans leur corps... je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire... elles ne marchent plus comme avant, en faisant des petits pas et en ayant honte... non, là, elles sont vraiemnt libres et libérées... on n'imagine plus les rues d'Algérie sans femmes... de mon temps, les femmes ne sortaient pas, et nous les filles, c'était: maison-école-maison, pas plus...
Là, les femmes sortent, vont travailler, faire des courses... j'en ai rencontré qui étaient mahdjoubates avant (qui n'avaient pas le droit de sortir) ... leur mari ne leur permettait pas de mettre le nez dehors, même pas regarder par la fenêtre... quand elles voulaient aller rendre visite à leurs amies ou parentes, elles devaient demander la permission... et si le mari disait: "non", c'était non. Aujourd'hui, elles prennent le bus... et quand le mari veut les empêcher de prendre le bus... parce que "ça ne se fait pas", elles répondent: "Si tu ne veux pas m'accompagner, je suis bien obligée de me débrouiller seule."
Vous comprenez à quel point j'étais époustouflée en entendant ça.
Je connaissais des femmes qui s'émancipaient à travers leurs fils, quand ils étaient grands... elles disaient à leur mari: "Bni radjel - mon fils est un homme maintenant -, tu n'as plus rien à me dire", eh bien, aujourd'hui, elles n'ont même plus besoin de leurs fils pour être libres.

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24 avril 2007

Retour en Algérie

Je suis retournée après un an et demie en Algérie, et je veux parler de ce que j'ai observé concernant les femmes et les filles, mais je ne peux pas le faire sans parler du pays.
Et la première chose, c'est l'arrivée, l'accueil. Donc, je commence par ça.

4 Avril 2007
Départ à Francfort, 2 h 30 de vol. Arrivée à l'heure prévue à Alger et encore une fois - comme la dernière fois - agréable surprise à mon arrivée ... par l'accueil à l'aéoroport... la premiàre réflexion de mes garçons a été: "Waouuuuwwww!!!!! Comme l'aéroport est beau et propre!!!!"
Une vieille dame allemande qui était allée en visite chez sa fille et son gendre algérien est sortie des toilettes en disant: C'est propre comme en Allemagne (ce qui n'était pas le cas du côté des lignes intérieures - mais il paraît que cet aéroport va aussi être restauré et arrangé).
Le portable allumé s'est mis sur Djeezy, et donc j'étais en contact permanent avec mon frère. Ca c'est quelque chose aussi... Chaque Algérienne et chaque Algérien (ou presque) a un portable. Alors, même si le téléphone "normal" laisse à désirer, les gens ne sont plus bloqués comme avant.
Ce qui était aussi super, c'était la politesse et l'amabilité des policiers, des douaniers et du personnel d'Air Algérie.
A l'aéroport, il y a vait plein de femmes... on voyait qu'elles travaillaient et qu'elles avaient des postes de responsabilités. Elles portaient des vêtements très élégants, des chaussures à la mode, elles avaient de belles coiffures...
Beaucoup prenaient l'avion - seules - pour rentrer chez elles après une journée de travail... elles étaient venues à Alger le matin ou alors, elles étaient à Alger pour la semaine et rentraient donc le weekend...
Comme l'avion était à l'heure, j'ai pu prendre la correspondance sur Constantine le soir même... et comme je n'avais pas de dinars sur moi, j'ai pu quand même acheter nos billets et payer avec ma carte de crédit.
Puis il a fallu passer à l'aéroport des lignes intérieures, là, ca a été un peu aventureux, mais en donnant quelques pourboires en euros, et à la grande indignation de mes garçons qui estimaient que je m'étais fait avoir, mais ce n'est pas vrai, J'avais le choix entre: attendre la navette qui risquait d'être en retard ou me faire accompagner jusqu'au taxi par un porteur, je savais ce que je faisais et ça ne m'a coûté que 15 €, ce n'était rien, puis que malgré la liste d'attente, nous avons pu avoir notre avion.

L'employé d'Air Algérie aux lignes intérieures a eu du mal à croire que j'étais algérienne, ce n'est qu'en lisant mon nom sur le billet qu'il l'a remarqué, et il était très étonné. Je me suis marrée, et je lui ai répondu en arabe, puis je lui ai dit que je devais absolument prendre l'avion le soir-même, parce que je voulais assister au mariage de mon frère. Il m'a rassurée, et au bout d'une heure, tout a parfaitement bien marché.

A Constantine, l'aéroport était vide, et le service de nettoyage était en pleine action. J'étais tout le temps en contact avec mon frère, et je savais qu'il allait arriver, alors, j'ai dit à mes garçons qu'on allait l'attendre dehors. Nous sommes donc sortis, mais il faisait sombre (22 h) et frais, et un policier nous a vus. Il est venu vers nous et m'a demandé si on avait un problème, si on avait besoin d'aide. Je lui ai dit qu'on allait venir nous chercher, mais il m'a répondu que nous n'avions pas besoin de rester dehors, que nous devions nous installer à l'intérieur, et que l'aéroport ne fermerait pas tant que nous ne serions pas partis. 10 minutes plus tard, mon frère est arrivé, et le policier s'est encore une fois assuré que tout allait bien, que c'était bien quelqu'un que je connaissais, etc...

Voilà, c'était mes premiers contacts avec l'Algérie après un an et demie d'absence. C'était tellement bien, tellement bon, encourageant... c'est là où on se dit que le pays n'est pas "foutu", qu'il y a de l'espoir.

Posté par Nedjma à 10:52 - Femmes, femmes, femmes - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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