La Voie lactée

Points de vue sur les femmes, la vie, les étoiles

09 mai 2008

Les odeurs de l'été

Je crois que j'ai déjà parlé de la Madeleine de Proust... je ne vais pas radoter... mais la Madeleine, c'est pour le goût... je ne sais pas si dans la littérature, il existe quelque chose pour l'odorat... Oui... parce que moi, depuis un bon moment, je suis plongée dans l'une des odeurs de mon enfance et de ma jeunesse.
Mais comme d'habitude, il faut que j'aille en arrière pour que vous puissiez tout comprendre... l'imagination joue un grand rôle dans mes histoires...

L'été... et les vacances... le soleil qui tape de 11 heures à 17 heures, la chaleur.
Le matin, il faisait bon, on ouvrait toutes les fenêtres, l'air frais rentrait. A 11 heures, on fermait tout, les persiennes, les fenêtres, on se barricadait pratiquement.
Après le déjeuner (dîner pour les amies du Québec), la vaisselle faite et la cuisine rangée, tout le monde allait faire la sieste. C'était l'heure des braves... puis, à 4 heures, la maison s'éveillait tout doucement. Ma mère et mes tantes allaient dans la salle de bain pour se rafraîchir... elles se lavaient à l'eau froide, elles mettaient de belles robes (algériennes) à fleurs, et elles se parfumaient... chacune avait son parfum, et ca sentait si bon... mais comme il faisait chaud, les parfums étaient lourds, et moi, j'avais mal à la tête, alors, je m'énervais, je protestais...

Puis, elles préparaient du café, de la citronnade... de la vraie, avec des citrons pressés et du sucre et des glacons qui cliquetaient dans les verres... quand il n'y avait pas de gâteaux, ma tante faisait de la tamina ou des beignets aux oeufs... on prnait le goûter sur la terrasse qui avait été nettoyée à grande eau...
Souvent, des tantes et des cousines venaient, et on passaient l'après-midi ensemble...
On N'avait pas la mer, on n'avait pas de plage, on n'allait pas au café ou au restaurant, mais on avait une vie très remplie et animée...

Et maintenant, j'arrive à ce que je voulais vous raconter... la femme qui me loue le MANAR est esthéticienne, et elle a son petit studio au premier étage. Aujourd'hui, elle a recu des parfums et des produits de beauté, et elle a voulu me faire essayer l'un des parfums. Elle m'en a mis sur le poignet... et depuis presque 2 heures, je suis de retour dans le passé... surtout qu'il fait aussi chaud qu'à l'époque, le soleil brille, il y a un petit courant d'air... et je me tracasse parce que je ne réussis pas à savoir ce que ca sent... une fleur... une fleur qui me fait mal à la tête... mais je revoie la terrasse, la table, les flaques d'eau par terre, et mes tantes et ma mère, j'entends leurs voix, leurs rires...
Mais je suis contente aussi que le parfum disparaîtra ce soir, parce qu'il est vraiment trop fort... il n'est pas fait pour une librairie, mais pour une terrasse...

Et ce soir, je vais acheter des citrons pour faire une citronnade avec des glacons...

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04 mai 2008

Suis-je anormale?

Aujourd'hui, c'est l'un des dimanches où les magasins de ma ville sont ouverts. Tout est plein, mais moi, j'ai malheureusement peu de clients parce que je suis assez en retrait. Et si par bonheur, il y en a qui se hasardent chez moi et demandent un livre précis, il m'arrive de le leur déconseiller.
Oui, je suis peut-être folle, mais je ne peux pas faire autrement. Exemple: une adorable jeune fille voulait un livre sur les causes du stress dans la prise de poids... je l'ai regardée... elle était si jeune et si mignonne, avec une coiffure courte décoiffée... elle était si fraîche... et pas grosse du tout... alors, j'ai dit spontanément "Mais vous êtes si mignonne! Vous êtes si bien comme vous êtes! A votre place, je n'achèterais pas ce livre!"
Elle a ri et m'a remerciée... J'ai continué à parler et je lui ai dit que plus tard elle aurait des tas de causes pour maigrir, le mari et les enfants, le travail et les collègues... et que maintenant, elle devait s'acheter quelque chose de spécial qui lui ferait plaisir et pas ce livre, même s'il coûte 16,90 € et même si moi, je serais bien contente de les gagner.

Une autre est venue, elle voulait un livre sur une variété de perruches... bien sûr, je n'ai pas tous ces livres, moi... alors, elle a commencé à dire qu'il le lui fallait absolument, qu'elle en avait 2 chez elle en pension et elle voulait absolument savoir le sexe pour pouvoir les différencier... Et voilá votre Nedjma qui ne réfléchit pas... ni une ni deux... je lui dis: "Eh ben, on va voir ca sur google!" Elle était enchantée parce qu'elle ne s'y connaît pas du tout avec internet...alors, j'ai cherché et trouvé, je lui ai lu l'article et montré les photos... bon, elle en a conclu que c'était deux mâles... et elle comprenait pourquoi ils n'arrêtaient pas de se battre.
Et voilà, j'ai raté 2 ventes...

Pensez ce que vous voulez, mais je ne pouvais pas faire autrement. Foskifo!
La vérité, la serviabilité et l'honnêteté sont plus importantes que l'argent.

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24 avril 2008

Mes enfants

Je ne vous ai jamais parlé de mes petits... ou bien si????
Bon, ce n'est pas grave...
Je ne sais si je vous ai raconté que je donne des "cours" d'allemand à des petits au jardin d'enfants de ma ville. L'année dernière, j'en avais 21 partagés en 2 groupes, cette année, je n'en ai que 6, mais ils reçoivent des "cours intensifs". Ils doivent apprendre vite parce qu'à la rentrée, ils seront en 1ère année à l'école primaire.

Et cours intensifs, ça veut dire 200 heures (avec cours, préparations, discussions avec les parents et les éducatrices, etc...). A cause de ma vacation au lycée et de mon travail au MANAR, il me maque beaucoup d'heures. Alors, il faut que je fasse des blocs de 3 heures... mais vous imaginez un peu... des petits... 3 heures à faire quelque chose... c'est trop... alors, j'entreprends des trucs... par exemple, nous sommes allés à l'hôpital, nous avons visité la maternité, puis la la salle de soin où on a tous eu un plâtre au poignet, j'ai pris des photos...
Une autre fois, nous sommes allés à la patisserie-confiserie pour voir comment on fait des gâteaux...
J'ai déjà prévu d'autres sorties quand il fera beau... l'église protestante où se trouve l'orgue historique sur lequel Mozart a joué quand il passé 3 jours dans notre ville... le parc avec les arbres centenaires... l'imprimerie...
Mais cette semaine, j'ai prévu autre chose

Ils vont venir chez moi samedi après-midi, et on va préparer un cadeau pour la fête des mères... un coeur tressé en pâte salée. Je vais préparer la pâte, et quand ils arriveront, on commencera. Puis il faudra sécher les coeurs au four et ensuite les décorer... J'espère qu'il fera beau et chaud, comme ça on restera dehors... j'imagine un peu ce que ça va donner, 6 enfants chez moi...

Vous croyez que je suis folle? Je travaille toute la semaine, et au lieu de me reposer le weekend, je fais venir 6 enfants pour faire des coeurs en pâte de sel. Faut l'faire, hein!!!! Mais foskifo...

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15 avril 2008

Kalila, une nouvelle revue du Centre Culturel Algérien

Je viens d'appeler le CCA, en principe je vais la recevoir bientôt. Dès que je l'aurai lue, je vous dirai comment elle est.
Nedjma
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Kalila, une nouvelle revue du CCA
La culture, un territoire de partage

Kalila, c’est le titre de la nouvelle revue trimestrielle du Centre culturel algérien. Le premier numéro vient de paraître. En couverture, un portrait de Kateb Yacine par le plasticien Mustapha Boutadjine qui expose présentement au CCA.

« La culture est un territoire de partage ; un havre de réconciliation avec ce que nous avons de plus profond et qui nous singularise parmi les espèces peuplant notre planète : notre authenticité et notre générosité. Elle est cet héritage qui revient à chacun d’entre nous, qui devrait nous rassembler autour d’un espoir commun, d’un rêve collectif, d’un élan fraternel et beau », écrit dans l’éditorial le directeur de la revue Mohamed Moulessehoul, plus connu sous son nom de plume, Yasmina Khadra. C’est tout un programme, c’est toute l’ambition du directeur du CCA, faire de ce lieu un espace de rencontre, de rassemblement et d’expression accessible à tous ceux qui ont la culture en partage. Et d’écrire : « Notre revue Kalila s’inscrit dans cette volonté de nous ouvrir les uns aux autres, de dépoussiérer les ponts censés nous rapprocher dans un monde souvent intolérant et injuste, sourd à l’appel des cœurs et de l’esprit, volubile lorsqu’il s’agit de vilipender, diaboliser, chahuter les initiatives louables, devenues presque suspectes maintenant que les raccourcis et les hostilités insensées sont devenues monnaie courante ». Des interviews de Azouz Begag qui a présenté son dernier ouvrage vendredi 11 avril au CCA, La guerre des moutons (aux éditions Fayard) après Un Mouton dans la baignoire ; de Bachir Hadjadj, auteur du très beau livre Les voleurs de rêves, (chez Albin Michel), raconte cent cinquante ans d’histoire d’une famille algérienne, celle de l’auteur, qui est aussi celle de l’Algérie coloniale et que l’auteur présentera le 22 mai ; de Salim Bachi, dont le dernier roman Les Douze contes de minuit, (chez Gallimard). Il sera au CCA le 18 juin ; de Mustapha Boutadjine, plasticien, qui expose actuellement au CCA ; un article sur la vie et l’œuvre de cheikh El Hasnaoui revisitées par l’ethnomusicologue Mehenni Mahfoufi programmé pour le 29 mai ; un portrait de Meryem Koufi, jeune chanteuse d’arabo-andalou ; Nadia Spahis, artiste-peintre…. D’autres rencontres-débats sont également prévues avec Habiba Mahany autour de son livre Kiffer sa race (éditions J. C Lattès) le 16 avril, Salah Guemriche pour son Dictionnaire des mots français d’origine arabe (au Seuil) le 4 juin ; Mabrouk Rachedi, pour son livre Le Poids d’une âme (J.C Lattès). On apprend qu’un hommage sera rendu à Mohamed Dib au CCA le 28 mai à l’occasion de la commémoration du 5e anniversaire de la mort de l’écrivain (2 mai 2005). La rencontre sera animée par Habib Tengour, Nourredine Saâdi et Jean-Baptiste Para. Un autre hommage sera rendu le 15 mai à Robert Davezies, peintre, poète, physicien et essayiste, militant de l’indépendance de l’Algérie. Cette rencontre se déroulera autour d’une lecture de textes, poèmes de Robert Davezies, disparu le 23 décembre 2007 et de la projection du film Les Frères des frères. La rencontre sera animée par Fanny Colonna, Hélène Cuénat, Fawzi Didar, Jean Lecat et Mohamed Harbi. La revue évoque aussi un concert de Idir le 15 mars dans une salle archi-comble, au CCA, la conférence donnée le 20 février par l’écrivain Ahmed Zitouni autour de son livre Au début était le mort (éditions de La Différence). Avec, en supplément, le programme des concerts, des rencontres-débats, des rencontres-dédicaces, du cinéma et des hommages des mois d’avril, mai et juin. A signaler que le CCA innove avec la projection, tous les dimanches, de longs-métrages du cinéma algérien.

Nadjia Bouzeghrane
El watan
14 Avril 2008

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02 avril 2008

Encore une année

Mes amies, ma jeunesse fout l'camp!!!!!
Eh oui, j'ai encore vieilli d'une année! Oui, aujourd'hui, j'ai encore passé un cap, celui des 54 ans... vous vous rendez compte, à quel ppoint je suis vieille? 54 ans!!!! Mais ne vous inquiétez pas, je suis vieille seulement en années, parce que dans ma tête, j'ai l'impression que je suis toujours la même... ben oui, après tout, je suis toujours la même... c'est moi... je ne suis pas une autre personne... bon... bien sûr... j'ai quelques cheveux blancs... un peu beaucoup... je crois que j'ai quelques rides, mais c'est à peine si je les vois parce que je n'ai pas le temps de me regarder dans la glace...
Si, si, j'ai quand même changé... je suis devenue sage... vraiment... je suis calme... patiente... même quand je m'énerve, j'essaie de me raisonner... j'essaie aussi de comprendre la position des autres... leur comportement... avant, j'étais intransigeante... pour moi, tout était ou noir ou blanc... maintenant, j'accepte les nuances... est-ce mieux? est-ce moins bien? Je ne sais pas... Je fais plus de compromis, je reste polie... ouhhhhh souvent, je ne me comprends pas moi-même... je voudrais exploser, taper sur les gens... mon tempérament est toujours aussi agité, mais les années pèsent sur lui... il est obligé de se calmer... hihihi...
Que pensez-vous de tout ça? Moi, je ne sais pas... je m'aimais bien comme j'étais avant...
Mais ne croyez surtout pas que je suis une petite vieille ennuyeuse et gnangnan, hein!!!! Il m'arrive encore - souvent - de faire pas mal de bruit, de rire aux éclats, de parler fort, de raconter et de faire des bêtises... et quand je suis avec mes enfants aux jardin d'enfants, je m'amuse bien avec eux... et avec mes élèves au lycée, quelques fois, je suis étonnée en pensant que j'ai l'âge de leurs grands-mères! hihihi, ça me fait marrer!!!!!
Et vous, comment vous sentez-vous? Moi, je suis fatiguée, maintenant, il est 22 heures 35, et demain matin, je travaille. Alors, je vous dis bonne nuit et je vous laisse, si je ne veux pas être comme un zombie demain au lycée et au MANAR. Ben oui, je vous l'ai dit, je porte une année de plus sur le dos depuis ce matin! Ca pèse, les années!

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30 mars 2008

Je suis comme un zombie

Bon, d'accord, je n'ai jamais vu de zombie, et en fait, je ne sais même pas ce qu'est un zombie... mais j'ai toujours traité mes garçons de zombies quand ils se levaient à 2 h de l'après-midi avec l'air hagard, les yeux ronds, le visage tout mal fichu après avoir passé une nuit devant la télé à regarder un DVD après l'autre avec leurs copains.

Et maintenant, je vais chercher la définition du mot "zombie", peut-être que vous aimeriez aussi savoir ce que c'est.
Oui, bien sûr, je sais vaguement que c'est un mort vivant, j'ai vu une fois un documentaire sur les rites... heu... je ne sais pas comment on les appelle... aux Antilles... c'est bien ça?
Mais trève de discussion, je vais chercher la définition. Attendez-moi, je reviens...

Bon, d'après L'Internaute, c'est "un fantôme, un revenant... mais aussi une personne sans volonté"... hum... hum...
Je continue ma recherche...

Wikipedia: Zombi ou Zombie (nom masculin) est un mot d'origine créole faisant référence au Vaudou, désignant un mort sorti de sa tombe et rendu esclave d'un sorcier. Se dit également de quelqu'un ayant l'air absent, amorphe. En termes généraux, un zombie est un être privé de son âme, toute volonté lui faisant défaut.

Et voilà la définition que je cherchais...
Maintenant, vous vous demandez où je veux en venir, avec mes zombies?
Ben c'est très simple, je vais vous le dire... C'et comme ça que je me sens aujourd'hui, avec le changement d'heure... je suis à côté de moi-même... à côté de mes pompes...??? Je n'aime pas trop parler l'argot, mais bon, une fois par hasard... Disons, je suis complètement déboussolée...
Le soleil brille, le ciel est bleu, les oiseaux chantent, eux, ils semblent bien se porter, les poissons rouges dans la petite mare dans le jardin sont en train de nager tranquillement... donc, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes... mais moi, je suis comme un zombie... je traîne... je regarde par la fenêtre, et j'ai l'impression d'être complètement décalée dans le temps... pourtant, ce n'est qu'une heure... et je ne manque vraiement pas de sommeil, je me suis mise au lit normalement, et j'ai dormi jusqu'à 10 h... c'est-à-dire 9 h d'avant... vous voyez, je deviens comme ma pauvre grand-mère, qui demandait si c'était son heure ou la nôtre...
Quand j'ai été au Québec et après notre retour en Allemagne, malgré les 6 heures de décalage, je n'ai pas eu ce problème, je me suis très vite adaptée... même si je me levais chaque matin à 6 heures quand j'étais là-bas, ça ne m'a pas dérangée du tout... mais cette malheureuse petite heure réussit à me chambouler complètement...

A quoi est-ce dû? Ca doit vraiment être un effet de zombification

Posté par Nedjma à 15:44 - Le temps - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mars 2008

Appel pour la tolérance et le respect des libertés

Voilà la 2ème partie de la pétition.
J'ai signé, moi aussi, ainsi que mon mari.
J'espère que beaucoup d'autres la signeront. Il ne faut pas permettre qu'on piétine la liberté, ni la liberté d'expression. Heureusement qu'il y a encore des femmes et des hommes en Algérie et dans le monde qui ne se laissent pas faire.

Nedjma
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Abdelkrim Amar (rédacteur en chef), Agawa Aksil (journaliste, formateur), Aït Aïder Aomar (universitaire, écrivain), Aït Mohamed Madjid (cadre retraité), Aït Saïdi Ahcène (journaliste, écrivain), Akkar Nadia (conseiller communautaire), Amarouche Nassima (biologiste), Ambes Ali (enseignant), Amir Nabila (journaliste), Amirouche Nacer (universitaire), Ayyoub Habib (écrivain), Azamoum Saïd (enseignant universitaire), Azem Hocine (vice-président CMA/Algérie), Bekkat Amina (universitaire), Bekkat Nadir (avocat), Belhimeur Mahmoud (journaliste), Bellahsène Amar (étudiant), Bouaricha Nadjia (journaliste), Bouchek Saliha (correctrice), Boudraâ Chahrazade (PES correspondante de presse), Boufroura Smaïl (maître de conférences), Boumendil Arezki (journaliste, ancien député), Bourslya Ferhat (chimiste), Boussaïd Fatima (chargée de programme), Boutadjine Mustapaha (artiste peintre), Bouzeghrane Nadjia (journaliste), Chentouf Moulay (militant MDS), Djebar Fouad (étudiant au Canada), Djermoune Nadir (architecte, universitaire), Faïssal Aziz (photographe), Ferrah Md Arezki (architecte à Montréal), Fouila Yasmine (ingénieur), Gacemi Baya (journaliste), Gasmi Hamid (ingénieur), Ghris Mohamed (auteur, journaliste indépendant), Graïne Larbi (journaliste), Gribi Mustapha (retraité), Guerfi Azeddine (éditeur), Hachid Mourad (journaliste), Hachoud Kaci (citoyen, militant politique), Haddar Yazid (psychologue), Hadjadji Tayeb, Hadjarab Mustapha (journaliste en France), Hakkar Abderahmane (journaliste à Paris), Hamel Tewfik (doctorant en sciences politiques université), Robert Schuman, Hannoun Salah (avocat), Kacer Saïd (journaliste, écrivain), Kahla-Cherbal Anissa (libraire, enseignante), Kahla Saïd (médecin, artiste peintre), Kebaïli Akli (universitaire), Kenzari Touhami (journaliste à Lyon), Lahdir Chérif (journaliste), Lebkiri Moussa (auteur, comédien), Mahdid Brahim (étudiant), Makedi Madjid (journaliste), Medani Moussa (cadre d’entreprise), Medjahed Fayçal (journaliste), Medjamia Miloud (consultant), Mekfouldji Abdelkrim (enseignant à la retraite, journaliste), Missoum Boumediene (membre du Comité de soutien pour la liberté de la presse en Algérie), Oussadi Salem (architecte à Montréal), Ramdani Abdelkader (chef d’entreprise), Remi Yacine (journaliste), Rezagui Rachid (poète), Saâdallah Abdelkader (Dr en géologie, consultant), Sahki Abdellah (enseignant), Slimani Samia (architecte), Tlemçani Salima (journaliste), Yefsah Karima (universitaire), Yessad Mustapha (citoyen), Zobiri Oussama (agent commercial), Nadir Hammou (étudiant).

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Joyeuses Pâques

Je souhaite à toutes et à tous de joyeuses Pâques. Je sais, je suis en retard, c'est hier qu'il fallait vous souhaiter ça, mais ce n'est pas grave, il vaut mieux tard que jamais. Et puis, il faisait tellement froid, et avec la neige qui s'était mise de la partie, les oeufs auraient gelé dans le jardin ou sur le balcon.

P_ques08Mars

Mais vous voyez que je pense quand même à vous. Et je vous mets une photo de mon jardin hier. Aujourd'hui, il n'est pas en meilleur état. Vous voyez... on dirait une photo noir et blanc... mais non, c'était ça le temps hier.
Mais vous savez quoi? Les oiseaux... ça ne les empêche pas d'être heureux... ils sont en train de voleter et de chanter à qui mieux mieux... alors... la vie est belle, malgré tout!

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18 mars 2008

Appel pour la tolérance, pour le respect des libertés

Mes ami(e)s, vous connaissez Chawki Amari.
C'est un écrivain et journaliste algérien super sympa.
Omar Belhouchet est le directeur du journal El watan. Omar Belhouchet a failli être assassiné dans les années 1990 par des terroristes fondamentalistes islamistes, mais il n'a jamais arrêté de se battre pour la démocratie et la liberté d'expression.
Chawki Amari, vous avez peut-être lu son mini-roman Nourredine et Noura, vous avez vu comme il est.
Ils sont tous les deux condamnés parce qu'ils n'acceptent pas qu'on leur mette une muselière, ils défendent la liberté d'expression et la liberté de la presse.
Si vous êtes pour la liberté, signez cette pétition.
Vous pouvez envoyer votre signature directement ou me la donner par pm, et j'enverrai le tout.

J'espère que je ne vous importune pas avec ce problème, mais je n'aime pas l'injustice et l'arbitraire.
Merci, mes ami(e)s
Nedjma
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Condamnation de Omar Belhouchet et de Chawki Amari

Appel pour la tolérance, pour le respect des libertés

Des journalistes condamnés à des peines de prison ferme et menacés d’incarcération. Des syndicalistes licenciés pour avoir revendiqué des salaires décents. Des chrétiens harcelés pour délit de prière. Les signataires, vivement inquiets de cette escalade contre les libertés démocratiques expriment leur solidarité avec les journalistes libres, les syndicats autonomes et la communauté chrétienne d’Algérie, cibles de mesures aussi brutales qu’injustifiées ;
- réaffirment leur attachement à la liberté d’expression, au pluralisme syndical et à la liberté de conscience, synonyme du droit de chacun de pratiquer la religion de son choix, ou de ne pas pratiquer ;
- appellent à la tolérance et au respect des libertés et de la diversité, valeurs cardinales de toute société démocratique. Alger, le 17 mars 2008

Premiers signataires (par ordre alphabétique)

Abdennour Ali Yahia (président d’honneur LADDH), Rabah Abdellah (journaliste), Hakim Addad (responsable associatif), Farida Aït Ferroukh (universitaire), Louisa Aït Hamou (universitaire), Arezki Aït Larbi (journaliste) Sanhadja Akrouf (éducatrice, responsable d’association), Tewfik Allal (militant syndical et responsable associatif), Zoubir Allouche (avocat), Dalila Alloula (médecin), Soltane Ameur (chirurgien hospitalo-universitaire), Sakina Ammar-Khodja (avocate), Djamila Amzal (comédienne), Malika Baraka (cardiologue) - Yahia Belaskri (journaliste), Hocine Bellaloufi (journaliste), Ben Mohamed (poète), Chérif Benbouriche (responsable associatif), Djilali Bencheïkh (écrivain), Hocine Benhamza (écrivain), Malika Benidir (avocate), Djamel Benmerad (journaliste écrivain), Djamel Benramdane (journaliste), Ali Bensaâd (universitaire), Nacéra Benseddik (archéologue), Fouad Boughanem (journaliste-éditeur), Yvonne Bounif-Lagadec (retraitée), Smaïl Boussalah (avocat), Jeanine Caraguel (universitaire), Salem Chaker (professeur des universités), Farid Cherbal (universitaire, syndicaliste), Hamid Chikdène (avocat), Ahmed Chikaoui (avocat), Fanny Colonna (directrice de recherche émérite au CNRS), Vincent Colonna (écrivain), Mohand Dahmous (ingénieur), Ali Dilem (caricaturiste), Daho Djerbal (universitaire), Malika Domrane (artiste), Saïd Doumane (universitaire), Ihsen El Kadi (journaliste), Abdelkrim Elaïdi (universitaire), Barkahoum Ferhati (chercheur), Amel Feve (employée),Tewfik Guerroudj (architecte), Mohamed Hachemaoui (universitaire), Haddad Nacer (juriste), Smaïl Hadj Ali (enseignant chercheur) - Leïla Hadj Arab (avocate), Bachir Hadjadj (écrivain), Sofiane Hadjadj (éditeur), Saïd Hamdani (docteur en médecine), Mohamed Harbi (historien), Selma Hellal (éditeur), Hichem (le Hic caricaturiste), Mohammed Iouanoughène (journaliste), Boudjemâa Karèche (ancien directeur cinémathèque d’Alger), Ali Kati (expert comptable), Khelloudja Khalfoun (avocate), Saïd Khellil (pharmacien biologiste) Liazid Khodja (cinéaste), Slimane Laouari (journaliste), Jean-Pierre Lledo (cinéaste), Mahmoud Mamart (journaliste), Mohamed-Larbi Marhoum (architecte), Dahmane Marouf (médecin réanimateur), Malika Matoub (présidente Fondation Matoub Lounès), Adlène Meddi (journaliste, auteur), Faïka Medjahed (chirurgien dentiste), Ferhat Mehenni (artiste), Sahra Mekboul (universitaire), M’barek Menad (cinéaste, comédien), Farida Mesbahi Aïche (avocate), Rachid Messaoudi (médecin allergologue), Fayçal Metaoui (journaliste), Arezki Metref (journaliste, écrivain), Ali Mouzaoui (cinéaste), Amrane Naït Ali (avocat), Mouhoub Naït Maouche (ex-membre de l’ALN), Kamel Naït Zerrad (universitaire), Boussad Ouadi (éditeur, libraire), Aomar Ouali (journaliste), Hacen Ouali (journaliste), Hadjira Oubachir (poétesse, comédienne), Ali Oubouzar (ex-officier de l’ALN), Lila Oubouzar (universitaire, architecte), Idir Ounoughen (chirurgien dentiste), Arezki Ounoughene, (médecin urologue) - Méziane Ourad (journaliste), Fatima Oussedik (sociologue), Nouredine Saâdi (universitaire, écrivain), Nadjib Sadek (avocat), Boualem Sansal (écrivain), Sid Ahmed Semiane (SAS, journaliste), Hamid Skif (écrivain), Rezika Slimani (avocate), Wassila Tamzali (ex-directrice à l’Unesco, essayiste), Belkacem Tatem (metteur en scène et comédien), Yassine Temlali (journaliste), Kamel Yahiaoui (artiste plasticien), Hassina Yahiatène (avocate), Dalika Zekal (présidente d’association), Hassane Zerrouki (journaliste), Ghania Zidane Rezzouk (secrétaire).

Pour signer la pétition, contacter l’un des premiers signataires ou envoyer un mail à : sos.libertes@yahoo.fr

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17 mars 2008

Mon amie retrouvée

Encore une amie retrouvée... ce n'est pas une amie-lycée, c'est une amie-université. Nous étions inséparables pendant trois ans.
Ouhhhhh!!!!!!!! Je ne sais pas où commencer mon histoire... et si Nedjma est sans voix... heuuuuu sans mots, c'et qu'il y a de quoi... ben oui, c'est pas évident de raconter comme ca... mine de rien, l'histoire d'une amitié...
Nous nous sommes connues en été 1972, juste après notre bac. Elle l'avait passé à Alger, moi à Sétif.
J'avais décidé de faire une licence d'allemand, et l'institut d'allemand se trouvait à Ben Aknoun, sur les hauteurs d'Alger, alors que notre appartement était au centre-ville. Pas évident pour mon papa qui avait peur pour sa fifille perdue dans la grande ville.
Mais mon cousin a eu une idée de génie: Son bon copain et collègue avait aussi une cousine qui voulait faire une licence d'allemand... allons bon!!!!! Et ses parents aussi avaient peur pour leur fifille... hihihi... 2 fifilles perdues dans ALger.... ouaaaaaaahhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!!!!!
Aussitôt dit... aussitôt fait. Je ne sais plus comment ni ... si, je sais... nos cousins nous ont accompagnées à Ben Aknoun pour nos inscriptions, et voilà... le premier jour, nous n'avons pas beaucoup parlé ensemble... ben oui, les inscriptions, l'université, tout était nouveau... et puis, on ne se connaissait pas... et comme je vous l'ai déjà dit, moi, j'étais assez sauvage... dans le sens de timide, nunuche... bon, passons... je vois/j'entends déjà les réflexions d'une certaine Jo...
Nous avons repéré ensemble... non, pas Jo et moi... mais ma nouvelle amie et moi... l'arrêt du bus, le trajet... tout... c'était pas évident de prendre le bus à Alger, à l'époque... et je crois que ca ne l'est toujours pas...
Après ca, on est rentrées chez nous, chacune avec son cousin en nous promettant de nous revoir....

Et ca a été le début d'une amitié qui a duré plus de 3 ans...
On se rencontrait chaque matin pour aller à nos cours, l'après-midi ou le soir, on se retrouvait à la bibliothèque universitaire avec les copains et les copines. A midi, on mangeait ensemble, chez elle ou chez moi... Ses parents étaient adorables, elle était fille unique... et elle était la prunelle de leurs yeux...
Sa maman nous faisait de bons petits plats tunisiens... miamm miamm ... et des gâteaux...
Chez moi, c'était ma grand-mère... vous vous souvenez... Fifi... je vous ai parlé d'elle... elle nous préparait aussi de bonnes choses... souvent, on se retrouvait à 10,12,15... autour de la table. Mon amie faisait partie de la famille, elle était une cousine... une soeur pour moi. Tout le monde l'adorait à la maison...
Pendant les vacances semestrielles, elle est allée avec nous à Sétif, elle a vu là-bas pour la première fois la neige...
A partir du mois de mai, on allait à la plage...

Il fallait voir ses crises de fou rire!!!!! Quand elle s'y mettait, plus moyen de l'arrêter... elle riait aux larmes...

Donc, nous étions inséparables... nous avons eu notre licence d'allemand, puis elle s'est mariée... nous étions tous à son mariage... et quelques mois plus tard, c'est moi qui me suis mariée... et je suis partie en Allemagne... et depuis, on ne s'est plus vues, on avait perdu complètement le contact.
Je pensais souvent à elle, mais je ne savais pas où elle était...
Et hier, hier soir, Monsieur Nedjma a recu un mail... elle avait trouvé son site, mon amie... elle lui a envoyé un mail avec son adresse... Je lui ai tout de suite écrit pour lui demander si c'était bien elle... je savais que c'était elle... mais fallait bien trouver une entrée en matière...
Oui, c'était elle! Elle m'a répondu ce matin...
Je lui ai re-répondu... j'attends de ses nouvelles... je ne sais rien d'elle... je suis curieuse comme tout... j'espère que nous nous reverrons bientôt... elle viendra peut-être chez moi...

Cette année, je suis la plus heureuse des filles... heuuuu pardon... des vieilles dames... ben oui... j'ai atteint un âge vénérable... c'est pas parce que je retrouve mes amies de lycée et de fac... mais au fond de moi... je suis comme avant... pour moi, c'est comme si j'étais encore à la fac de lettres à Alger...

Merci, mes amies!

Posté par Nedjma à 15:52 - Beaucoup d'amour et d'amitié - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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